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Les grandes rencontres de la Faculté de droit : La prison est-elle encore républicaine ?
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Le 17 mars 2026 de 17:00 à 19:00Campus Tertrefalse false
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17h
Gratuit sur inscription
Ouvert à tous
La Faculté de droit et des sciences politiques organise le troisième opus de son cycle de conférences : les Grandes rencontres de la Faculté. Ces conférences ont pour ambition d’instituer un moment d’échange sur les grands enjeux de notre temps avec d’éminentes personnalités publiques dont les parcours et démarche offrent une formidable source d’inspiration. Ces rencontres constituent des opportunités uniques pour les étudiant·es de nourrir leur réflexion et enrichir leur parcours académique.
La prison est-elle encore républicaine ?
Qu’attendons-nous, collectivement d’une peine de prison ?La question, aussi philosophique que concrète et pragmatique mérite que notre société s’y penche. S’il s’agit d’une mise à l’écart, mâtinée de vengeance, voire d’une forme de châtiment corporel, alors, c’est gagné ! La surpopulation carcérale atteint, en France, un sommet jamais égalé dans toute son histoire avec 77 647 prisonniers, et des maisons d’arrêt, suroccupées jusqu’à 250% et même 300% Outre-Mer. Là sont les condamnés à de « petites » peines et les prévenus attendant d’être jugés.
Derrière les chiffres froids, il y a une réalité honteuse, que constate, à chaque visite, le Contrôle général des lieux de privation de liberté. Honteuse, car tout est vicié par la surpopulation. Hygiène et salubrité sont de vains mots. Vermines et rats, murs rongés de crasse et de vétusté, rallonges électriques pendantes de multi prises, risques de courts-circuits, d’incendies… En sous-effectif inquiétant, les surveillants manquent pour amener tant de détenus aux activités essentielles, travail, sport, enseignement, de fait, réservées à un petit nombre. Et, parce que la psychiatrie défaille, plus de 35% des détenus sont atteints de troubles mentaux graves, transformant la prison en asile d’antan.
Extrait de La Revue Parlementaire, 2023.
C’est pourquoi le CGLPL se bat, sans relâche, pour que, comme le voulait Robert Badinter, la prison, cessant d’être un temps mort et violent, devienne un lieu fidèle aux valeurs républicaines.
Dominique Simonnot a été nommée le 14 octobre 2020 au poste de Contrôleure générale des lieux de privation de liberté.
Journaliste française, spécialiste des affaires judiciaires, elle devient en 1979 conseillère d’insertion et de probation (à l’époque déléguée à la probation) au comité de probation de Nanterre (aujourd’hui service pénitentiaire d’insertion et de probation). En 1991, elle intègre le quotidien Libération comme reporter au service Informations Générales (police/justice/immigration) et écrit beaucoup sur les affaires judiciaires, la politique pénale, la condition carcérale, (surpopulation, violences en détention, folie en prison), ainsi que sur les sans-papiers, les centres de rétention et l’enfance en danger ou délinquante. Elle sera, par la suite, élue présidente de la Société des rédacteurs et du Conseil de surveillance de Libération, fonction qu’elle occupe jusqu’en 2001. Elle est parallèlement nommé cheffe du service Informations Générales. De 1998 à 2006, elle chronique, tous les lundis, les audiences de comparutions immédiates, sous le titre Carnets de justice. En 2006, elle entre au Canard enchaîné, où elle traite, entre autres, des mêmes sujets qu’à Libération et continue sous le titre Coup de barre, la chronique des comparutions immédiates.
Livres :
- L’Immigration : une chance pour l’Europe ?, Casterman, 1997. (Collection Les compacts de l’info)
- Justice en France : une loterie nationale, photographies de Michel Vanden Eeckhoudt, La Martinière, 2003
- Plus noir dans la nuit, La Grande Grève des mineurs de 1948, Calmann-Lévy, 2014
- Amadora, Une enfance Tzigane, Seuil 2018
- Coup de Barre. Justice et injustices en France, Seuil 2019
Le CGLPL - Contrôleur général des lieux de privation de liberté
Suite à la ratification du protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines et traitement cruels, inhumains et dégradants adopté par l’assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 2002, le législateur français a institué, par la loi n°2007- 1545 du 30 octobre 2007, un Contrôleur général des lieux de privation de liberté et lui a conféré le statut d’autorité administrative indépendante.Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté est chargé de contrôler les conditions de prise en charge et de transfèrement des personnes privées de liberté, afin de s'assurer du respect de leurs droits fondamentaux.
Dans le cadre de sa mission, le CGLPL s’attache en particulier aux conditions de détention, de rétention ou d’hospitalisation mais aussi aux conditions de travail des personnels et des différents intervenants en ce qu’elles impactent nécessairement le fonctionnement de l’établissement et la nature des relations avec les personnes privées de liberté.
Source : site du CGLPL
Cette grande rencontre vous est proposée à l'initiative de Céline Chassang, Maîtresse de conférences en droit privé et sciences criminelles à la faculté.
Informations complémentaires
Événement gratuit
ouvert à toutes et tous,
dans la limite des places disponibles.
Inscription obligatoire.
Billetterie ouverte
ouvert à toutes et tous,
dans la limite des places disponibles.
Inscription obligatoire.
Mis à jour le 13 février 2026.